Vincent Vidil fait partie de cette nouvelle génération de vignerons qui ont décidé de relever de produire du vin issu de leurs vignes. A Rosières, sur un terrain bien acclimaté à 800 mètres d’altitude, sur lequel d’anciennes vignes étaient présentes il y a une vingtaine d’années, il a planté dans son « domaine » qui s’appelle « Les Hauts Jardins », du gamaret, un cépage rouge suisse, et du poulsard, un cépage rouge du Jura en 2023. Le rêve qu’il avait du haut de ses 18 ans est en train de se réaliser, puisqu’il effectue maintenant ses vendanges pour la troisième fois.

Quels cépages ont été plantés ?
Vincent Vidil : J’ai actuellement 6.500 plants, car j’ai perdu une partielle entière en 2022. Il y plusieurs cépages : le gamaret qui est majoritaire, il y a le poulsard, qui est co-planté avec le gamaret, il y a également des pinots gris et puis un hybride qui ne représente que 800 pieds.

Le terrain s’y prête ?
Vincent Vidil : Oui, car il y avait des vignes ici autrefois. Dans la parcelle qui est un peu plus haute que les autres, il y a un sol assez sableux, alors que dans les autres c’est un peu plus argileux.
Quel type de vin est produit ?
Vincent Vidil : Globalement on va avoir des vins assez différents mais avec des degrés peu élevés comme la Mondeuse, qui, naturellement est incapable de monter au-dessus de 11°, 11,5°, même en plein soleil, car c’est un cépage savoyard qui a cette particularité. Le Poulsard fournit un cépage très léger dont la couleur est assez proche du pinot noir, ce sont des jus assez clairs. Il n’y a que le gamaret qui potentiellement peu monter à 13°, 13,5°. Ça va être très varié, et cela va dépendre des assemblages.

Comment votre vin est-il classé ?
Vincent Vidil : Dans la catégorie « Vin de France », c’est-à-dire que l’on est mis au même rang que ce que l’on trouve en grande surface. On peut assembler tout ce que l’on veut, à partir du moment que cela vient de France. C’est le cahier des charges le plus souple. Aujourd’hui on a beaucoup de vignerons qui sortent du cahier des charges des appellations, car ils ont envie de faire autre chose. On essaie de leur donner un nom que j’aime beaucoup « Les vins de vignerons ». Je trouve que c’est assez parlant, car ce sont des vins comme les vignerons l’entendent.
Comment votre vin est-il commercialisé ?
Vincent Vidil : Il va est commercialisé en direct dans un bâtiment qui se trouve à Lachaud de Rougeac. Je privilégie les circuits courts. Des amis restaurateurs m’ont déjà interrogé à ce sujet. Je donnerai toutes les informations sur mon Facebook « Les Hauts Jardins », et également sur Instagram. Nos vins sont également disponibles à la Cave de la Chèvrerie au Puy-en-Velay.


