Depuis 2016, Aurore et Frédéric Treille ont la tête dans les ruches. Apiculteurs passionnés, ils prennent soin de leurs abeilles jour après jour et ont à cœur de partager leur passion. Ils sont d’ailleurs référencés sur la route des producteurs du Velay. Tous les deux ont plusieurs cordes à leurs arcs. Pendant que Frédéric, s’occupe de la production de miel, Aurore propose des interventions pédagogiques en écoles, des prestations apicoles en entreprise et même un spectacle humoristique sur le thème de l’abeille.

D’où vient cette passion pour les abeilles ?
Frédéric Treille : J’ai toujours aimé la nature et les animaux en général. Les abeilles représentent une forme d’élevage en lien avec l’environnement mais beaucoup plus poussée et technique que certaines autres formes d’élevage. J’aime bien observer les saisons et les floraisons et c’est comme ça qu’est venue la passion pour les abeilles. J’étais orthopédiste auparavant et c’est à la suite d’une formation au CIVAM apicole de Haute-Loire que je me suis lancé dans cette activité en 2016. J’ai changé de métier lorsqu’un de mes patients m’a offert deux essaims.
Aurore Treille : C’est le fait que mon mari est passionné par le monde des abeilles et que j’aime mon mari ! On s’est complété dans nos activités lorsque nous avions un magasin boulevard Bertrand au Puy-en-Velay car j’étais très au point au niveau de la gestion d’entreprise. C’est ce qui m’a permis de m’intéresser au monde des abeilles que je ne connaissais absolument pas. J’ai découvert un univers passionnant et j’aime énormément tout ce qui concerne la transmission liée au travail des abeilles.
Combien de ruches disposez-vous aujourd’hui ?
Frédéric Treille : Je dispose d’environ 150 ruches. En hiver, elles sont disposées autour de Coubon et en été on les dispose sur plusieurs zones géographiques pour obtenir des miels différents. On en met en Ardèche pour le miel de châtaignier et du miel de lavande par exemple. On fait du miel de printemps, du miel de fleurs au départ, du miel de montagne qui d’ailleurs a été primé à la dernière foire aux miels d’Aiguilhe et un peu de miel de tilleul.
Aurore Treille : Pour être précis, on fait le miel de tilleul à partir des ruches disposées au Puy-en-Velay, celui au tilleul est réalisé par celles installées à Coubon. Celles qui le sont à Fix, au Pertuis et à Dunières nous permettent d’obtenir du miel de sapin. À Saint-Paul-de-Tartas les ruches nous permettent de réaliser du miel de montagne. On en met à Saint-Martin-de -Valamas pour le miel de châtaignier et Saint-Remeze en Ardèche pour le miel de lavande.
De quelle façon sont élevées vos abeilles ?
Frédéric Treille : C’est un travail hyper saisonnier. Le printemps est consacré au développement des colonies, l’été est consacré à la récolte et l’extraction de miel en atelier. En automne, il faut se consacrer au traitement et à la nourriture des abeilles. On profite de l’hiver pour faire de la transformation et de la commercialisation de nos produits sur les marchés de Noël par exemple.

La pédagogie autour de l’abeille c’est important ?
Aurore Treille : Oui. Je propose des prestations en école avec des programmes bien adaptés, de la maternelle au lycée sur le bassin du Puy-en-Velay. Ils ont été validés par la Communauté d’agglomération du Puy-en-Velay. Près de 300 interventions ont déjà été réalisées dans des classes différentes. J’aime beaucoup également me rendre dans les maisons de retraite car le public est particulier. Cela permet d’observer que les personnes âgées se réveillent lorsqu’on leur parle des abeilles. Cela leur rappelle des souvenirs car à leur époque il y avait beaucoup plus de ruches qu’aujourd’hui. Bourvil avait beaucoup chanté sur le thème de l’abeille à leur époque.
Frédéric Treille : De mon côté, j’installe des ruches dans des entreprises, des collectivités et des maisons de retraite. Je gère pour eux la gestion sanitaire et administrative et à la fin de la saison, ils peuvent profiter du miel de leurs ruches. Dans les entreprises, je propose des interventions auprès du personnel. J’emmène une combinaison, j’ouvre les ruches et je leur explique le fonctionnement. C’est quelque chose que les gens aiment beaucoup. Et puis, je suis formateur à la Chambre d’Agriculture de la Haute-Loire.
Et puis il y a également un spectacle ?
Aurore Treille : Oui. Le public le plus dur à atteindre sont les adultes. On a démarré avec des conférences mais elles n’ont pas eu de succès. On a eu l’idée de proposer un spectacle afin de vulgariser le monde de l’apiculture par quelque chose de décalé. C’est ce que l’on propose avec le spectacle « La mère Lapic vous enfume » qui fonctionne bien. On a du monde et on fait passer beaucoup d’infos sur les abeilles.
Comment se procurer vos produits ?
Frédéric Treille : Il suffit de nous contacter par téléphone. On peut se les procurer en vente directe mais également sur les marchés gourmands sur lesquels nous sommes présents.





