Thierry Vidal fabrique du bon pain frais, nature ou aux graines de lin à la Ferme du Clouzet située dans le village de Tressac à Polignac. Ce paysan boulanger utilise pour cela le blé qu’il cultive sur l’exploitation, et qui, après récolte est écrasé sur meules de pierre afin d’être transformé en farine. Le pain est réalisé ensuite sur leur exploitation et cuit sur place. Il produit des pains de 500 grammes qui sont nature ou aux graines de lin.

Quelles sont les spécificités de la Ferme du Clouzet ?

Thierry Vidal : J’élève des vaches allaitantes dans mon exploitation et je produis des génisses grasses de deux à trois ans pour la viande. Mon cheptel est composé d’une quarantaine de bêtes. Et puis je cultive des céréales pour la fabrication de mon pain. J’exerce mon métier depuis 1995 mais j’ai arrêté de faire du lait il y a trois ans.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir paysan boulanger ?

Thierry Vidal : Parce qu’un paysan boulanger cultive le blé qui est à l’origine de sa farine. Il pétrie et il fait son pain jusqu’au produit fini. Cela va du labour jusqu’au pain dans l’assiette ! J’ai eu l’envie de faire ça à l’époque où l’on était en pleine crise du lait. Et puis, une activité fromagère toute seule représente trop de boulot et trop d’investissements. C’est ma femme qui a démarré l’activité à petite échelle au départ avant que je ne reprenne la suite.

Vous utilisez vos propres céréales pour la fabrication de vos pains ?

Thierry Vidal. Oui. Je cultive essentiellement du blé et j’utilise de la farine semi-complète pour fabriquer mon pain. Après la récolte du blé, il est écrasé sur meules de pierre afin d’être transformé en farine. J’ai délégué l’activité de meunerie au Moulin d’Aurouze, situé sur la commune de Mazeyrat d’Aurouze. Je leur apporte 350 kilos de blé et je repars avec 350 kilos de farine.

Quels types de pains fabriquez-vous ?

Thierry Vidal : Des pains de 500 grammes, qui sont nature, ou aux graines de lin. J’en fabrique environ 300 par semaine. La cuisson se fait du mercredi au samedi dans un four à sol électrique. Sa particularité est lié aux résistances qui chauffent le sol ainsi qu’une voûte. Tout ce que je produis est en agriculture bio et d’ailleurs toute mon exploitation est en bio depuis 20 ans. C’est important quand on sait que le blé est un produit vivant qui peut être attaqué par des parasites lorsqu’il est stocké dans les silos que l’on trouve dans les ports et qui n’est pas bio. On est obligé d’y injecter sans arrêt des insecticides.

Quelle est votre clientèle ?

Thierry Vidal : Il y a les voisins qui viennent chercher leur pain ici à la ferme car cela fait des années qu’il n’y a plus de boulanger à Polignac et puis les clients de magasins de producteurs où on les commercialise. Il y a La Ferme Ponote à Brives-Charensac le jeudi et le vendredi, car je travaille en binôme avec un autre boulanger et puis Aux Saveurs des fermes d’Yssi à Yssingeaux.