Fasciné par les abeilles et la nature, Olivier Celle a démarré l’activité de GAEC Des Ruchers de la Terrasse en 2015 à Arsac-en-Velay. Depuis deux ans, il peut compter sur l’aide de sa compagne. Au fil des floraisons, il déplace les ruches d’une région à l’autre, ce qui lui permet d’obtenir 9 variétés différentes de miels. Aujourd’hui, il compte environ 480 colonies. Les abeilles lui permettent également de produire du pollen, de la propolis, de la cire, et des essaims. Tous ces produits sont vendus en direct, mais également chez un certain nombre de revendeurs.

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans cette activité ?

Olivier Celle : J’exerce cette activité depuis 2015. C’est la passion de l’abeille qui m’a incité à l’exercer. J’étais dans le secteur de la recherche auparavant, et j’avais envie de liberté, et d’être au contact de la nature, et d’élever mes propres abeilles.

Audrey Lezotre : J’ai décidé de m’associer avec lui il y a deux ans, car l’activité a pris de l’ampleur depuis qu’elle existe. Je m’occupe de la partie administrative et de la commercialisation des miels. Je m’occupe également de l’atelier consacré à la gelée royale grâce aux abeilles qui ont été sélectionnées pour cela, avec un saisonnier. Il s’agit de gérer le rucher qui se trouve derrière notre maison, et le laboratoire. Je m’occupe du greffage, avant d’extraire la gelée royale. Cela demande beaucoup de suivi.

Un mot sur votre cheptel ?

Olivier Celle : On fait appel à une vingtaine de colonies pour la production de gelée royale, et 400 pour la production de miels. On a une cinquantaine pour subvenir aux besoins liés aux aléas de la mortalité des abeilles. On fait beaucoup d’essaims en saison pour remplacer les anciennes abeilles.

Quels types de miels produisez-vous ?

Olivier Celle : On produit 9 variétés de miels. Il y a du miel de montagne, du miel de forêts avec la production de miel de fleurs et de sapin, du miel de bruyère, de pissenlit, de tilleul, de sapin, de lavande, de châtaignier, et d’acacia. On fait de la transhumance en Ardèche, en Isère, et parfois en Lozère. Certaines colonies se retrouvent ici entre 1.000 et 1.200 mètres d’altitude pour le miel de montagne. J’emmène également des ruches du côté de Bugey, dans l’Ain, et également dans le Jura, et notamment pour le miel de tilleul.

Et en dehors des miels ?

Olivier Celle : A la bonne saison, je mets des trappes à pollen sur les ruches de montagnes, pour pouvoir le récolter. On le vend exclusivement en frais. On le trie et on le congèle pour pouvoir le conserver, et qu’il puisse garder toutes ses propriétés. On récolte aussi de la propolis pour fabriquer des sprays buccaux pour la gorge. Elle a en effet des vertus antiseptiques. On réalise également une production de cire et d’essaims.

C’est une production bio ?

Olivier Celle : Oui, c’est important pour nous. On ne veut pas rajouter de produits chimiques dans nos ruches, qui sont potentiellement cancérigènes. On n’utilise que des produits autorisés dans le cahier des charges que nous sommes tenus de respecter. Nous ne produisons pas de miels de grandes cultures pour éviter les intoxications. Nous avons une autorisation sur la production de lavande que nous faisons sur Grignan, dans la Drôme provençale. Notre miel de lavande est d’ailleurs analysé pour être certain qu’il est indemne de pesticides.

Comment se procurer vos miels ?

Olivier Celle : Le samedi matin dans notre petite boutique, ici, à Arsac-en-Velay. Cela nous permet de vendre notre production en direct. Également chez des revendeurs, comme par exemple au Comptoir Sève et Son au Monastier /Gazeille, au Comptoir du Velay au Pertuis, et dans des AMAP comme celle du collège de Corsac, à Brives-Charensac.

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Pratique :
GAEC Ruchers de la Terrasse
37 route des Cimes
43700 Arsac-en-Velay
Tél : 06 73 35 53 94