Julien Saby s’est lancé dans le métier d’apiculteur sur les hauteurs du Velay à 840 mètres d’altitude, à Chaspuzac. Passionné par le monde des abeilles, il a commencé comme amateur avec trois ruches et ses essaims. Aujourd’hui, il en possède une centaine, et une cinquantaine de ruchettes. Depuis deux ans, il commercialise du miel bio d’acacia, de châtaigner, de sapin, de bruyère, et toutes fleurs. A l’avenir, il a pour projet de monter sa propre miellerie…

 

Comment vous est venue cette passion des abeilles ?

Julien Saby : Ça remonte à dix ans de cela. J’ai acheté à mon père trois ruches et les essaims, et j’ai démarré l’activité avec mon frère Guillaume, après m’être plongé dans les bouquins. On s’est perfectionné petit à petit, et on s’est formé auprès d’amis qui exercent le métier en tant que professionnels. Grâce à eux, on a franchi un cap !

De combien de ruches disposez-vous aujourd’hui ?

Julien Saby : On 100 ruches en production, et 50 ruchettes, ce qui représente un peu plus de 150 colonies.

C’est un atout d’être installée sur les hauteurs du Velay ?

Julien Saby : C’est un endroit stratégique pour l’apiculture et la transhumance, car cela permet de déplacer les ruches en Ardèche, en Lozère, en Isère, en fonction des saisons.

Quels types de miel produisez-vous ?

Julien Saby : Du miel d’acacia, de châtaigner, de sapin, également du miel toutes fleurs, et du miel de bruyère pour fidéliser ma clientèle. Depuis deux ans, toute ma production est en bio. J’ai voulu suivre le protocole des apiculteurs qui m’ont formé.

Où peut-on se procurer ces produits ?

Julien Saby : On fait de la vente en direct, ici à Chaspuzac. On peut également passer des commandes par téléphone. On en trouve également dans quelques magasins revendeurs de la grande distribution. Sinon, je suis présent un dimanche sur deux au marché de Vals-près-le-Puy.

Des projets ?

Julien Saby : Oui ! J’ai pour projet d’ouvrir une miellerie à Chaspuzac en 2023/2024. J’ai engagé les démarches avec la Chambre d’agriculture. J’aimerai en effet passer un cap à l’avenir dans le métier d’apiculteur.